Levées de fonds – atelier French Tech/Deomenos

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euro-400249_1280Cet article restitue un atelier proposé par la French Tech Rennes Saint Malo et le cabinet Deomenos.

Nombre de levées de fond en Bretagne : 20 en 2014 et 15 en 2015 ! Décevant ? Il s’agit cependant des levées officielles, c’est à dire ayant fait  l’objet d’une publication médiatique. En vrai, la levée de fonds, en création d’entreprise, consiste simplement à trouver des investisseurs qui prendront des parts sociales ou des actions au capital de la société. Il y en a donc beaucoup plus… mais pas de statistiques officielles. Bref, on en sait rien.

Bootstrap, ou démarrer petit avec auto-financement 

Deomenos conseille l’auto-financement comme meilleur façon de développer une entreprise, start-up ou pas. Les plus belles start-ups américaines ont commencé sans investisseurs : une entreprise petite, déjà rentable a minima et se développant technologiquement et commercialement sur un moyen-terme. Même Facebook n’a pas fait appel avant un bon moment à des fonds extérieurs. Le modèle fonctionnait déjà en soi.

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Les starts-ups françaises n’ont pas un bon retour sur investissement

… Ce qui pourrait indiquer que les flux  financiers sont supérieurs aux promesses de rentabilité des modèles économiques. En clair, il y a une forme de bulle, comme c’est le cas dans la Silicon Valley, où une fois avoir monté une entreprise qui a réussi, certains dirigeants deviennent des professionnels de la création de sociétés : ils obtiennent des fonds sur chaque société montée, sans que le modèle économique soit pour autant clairement vérifié et validé par l’investisseur. Le dirigeant revend la société, toujours pas rentable, réalise une plus-value, et re-créé derrière, avec ré-investisseurs et revente. Les pigeons ?

Lever des fonds est mangeur de temps, donc de chiffre d’affaires

La préparation d’une levée de fonds porte préjudice à l’entreprise, dans sa production et sans sa démarche commerciale. Si les fonds servent à éponger les pertes (de temps de R&D, de temps commercial ou carrément de chiffre d’affaires) générées par la levée de fond, ça sert à rien.

La traction

Pour lever des fonds, il faut une traction, c’est à dire une histoir exceptionnelle. Exemple : Facebook a expliqué que les enfants qui utilisaient Facebook passaient plus de temps sur Facebook que sur la télévision. Plus fort que la télévision ? L’argument était imparable.

Parano française

Autant les entrepreneurs américains sont ouverts aux investisseurs et ne chipotent pas sur le partage du capital, autant les entrepreneurs français trouvent leur idée tellement géniale qu’ils acceptent difficilement d’ouvrir leur capital à des financiers qui ne font finalement qu’apporter de l’argent… oui mais sans argent, leur idée ne sert à rien !

3 types d’investisseurs

Les particuliers : fonctionnent au trip, à l’émotion = plate-formes de crowdfunding.

Les Venture Capital : cherchent à investir sur plusieurs sociétés mais savent que seules 2 ou 3 survivront. Ils cherchent à ce que, sur la quantité, leur solde soit au final positif. Très professionnels, avec comités, process, etc.

Les Business Angels : fonctionnent à l’émotion et/ou à la rentabilité quantitative, selon le business angel !

Voilà le compte-rendu de cet atelier passionnant. Merci Deomenos et la French Tech !

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